Il existe la pêche à pied, la pêche à la mouche ou à l’hameçon et depuis quelques temps, la pêche à l’aimant.

 

Il s’agit d’attraper les objets métalliques contenus dans les cours d’eau, plans d’eau ou fleuves, à l’aide d’une corde lestée d’un aimant surpuissant pouvant tracter plusieurs centaines de kilos. En ce point la pêche à l’aimant se rapproche de la détection de métaux enfouis dans le sol.

 

Cependant, une grande majorité des personnes qui se livrent à cette activité, ne sont pas conscients des risques qu'elle présente, notamment la possibilité de sortir de l'eau des produits toxiques, des armes, des munitions, voire des obus.

 

Leur manipulation peut engendrer :

 

  • L'explosion de la munition ;
  • La fuite d'un agent toxique de guerre pouvant entraîner une intoxication ou une contamination ;
  • La fuite d'un produit incendiaire pouvant entraîner une auto-inflammation ;
  • Un détournement pour une action malveillante.
  • Ces risques ne sont pas anodins et mobilisent régulièrement des équipes de déminage et de soins d'urgence.

 

La pêche à l’aimant, non sans risque, est soumise à une réglementation précise.

 

Les règles de la pêche à l’aimant sont identiques à celles encadrant la détection d’objets enfouis, à savoir :

 

  • sur les terrains privés (forêts, terrains, puits, étangs …) l’autorisation du propriétaire est requise. En outre, si l’objet de la pêche a pour but la recherche d’un objet intéressant l’histoire, la préhistoire, l’art ou l’archéologie, l’autorisation du préfet est obligatoire.
  • dans les cours d’eau, lacs, rivière, fleuves et canaux, l’autorisation de l’État, propriétaire des biens sous-marins, est requise.

 

Nous vous appelons la plus grande vigilance et à ne pas pratiquer la pêche à l’aimant sans autorisation. La sécurité de tous est une priorité !

 

Télécharger ici la fiche de procédure en cas de découverte de munitions/engins de guerre/ explosifs