Début de la guerre 14-18 : déjà 100 ans.

11 novembre 2014

 

C’était en 1914, le monde entrait dans une guerre sanglante qui durera quatre interminables années.

En 2014, il y a déjà 100 ans, Sylvia DUHAMEL, Maire et les membres de son Conseil Municipal ont rendu hommage aux 9 millions de soldats morts pour la paix et la liberté de leur patrie.

 

Petit retour sur l’Histoire…

 

Avant 1914, des antagonismes se faisaient ressentir entre les grandes puissances européennes, notamment entre l’Allemagne et la France. En effet, l’Allemagne a toujours gardé en elle ce désir de revanche envers la France qui lui avait annexé l’Alsace et la Loraine après la guerre de 1870. Une course à l’armement s’opérait alors, ce qui pouvait présager le pire pour l’avenir.

L'étincelle qui provoqua la guerre survint le 28 juin 1914, à Sarajevo, lorsqu'un jeune nationaliste serbe de Bosnie, Gavrilo Princip, parvint à assassiner l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône austro-hongrois, et son épouse. Fortement encouragée par l'Allemagne, les exigences de vengeance de l'Autriche-Hongrie, à l'encontre du Royaume de Serbie menèrent à l'activation d'une série d'alliances qui obligèrent plusieurs puissances européennes à s'engager sur la voie de la guerre. Plusieurs de ces nations étaient à la tête d'empires s'étendant sur plusieurs continents, ce qui explique la portée mondiale du conflit.

En Europe, entre 1915 et 1917, le front était caractérisé par un ensemble de tranchées et de fortifications de plus de 600 kilomètres de long : c’est ce qu’on a appelé la guerre des tranchées.

Cette guerre fut surtout le fait de deux grandes alliances : La Triple-Entente était composée de la France, du Royaume-Uni, de la Russie, et des empires qu'elles contrôlaient en tant que grandes puissances coloniales. La coalition de la Triple Alliance était initialement constituée de l'Allemagne, de l'Autriche-Hongrie, et des empires qu'elles contrôlaient.

Après de nombreux combats, notamment en France avec les deux batailles de la Marne, l’Allemagne commence à faiblir à partir de juillet 1918. Elle doit faire face à de nombreuses contre-attaques des alliés qui vont lui faire mettre un genou à terre. L’ultime offensive des alliés aura lieu le 8 août 1918.

Après l’arrêt des combats de ses alliés depuis septembre 1918, l’Allemagne doit se rendre à l’évidence, la défaite est proche et après l’abdication de l’empereur Guillaume II, l’Allemagne signe l’armistice le 11 novembre 1918, à Rethondes, dans la forêt de Compiègne.

 

A la fin de la guerre, l’Europe paye un lourd tribu (matériel et humain) de ces 4 années de conflits : 9 millions de morts, 8 millions de blessés, ce qui fait environ 6 000 morts par jour. Proportionnellement, en nombre de combattants tués, la France est le pays le plus touché avec 1,4 million de morts et de disparus, soit 10 % de la population active masculine.

Depuis, villes et villages de France se recueillent à la mémoire de leurs défunts.

 

2014 : une année particulière de commémoration

 

Ce devoir de mémoire se manifeste particulièrement pour le centenaire de cette Première Guerre mondiale. 36 000 monuments aux morts ont été érigés dans les années qui ont suivies ces années meurtrières et chaque année depuis 100 ans, les municipalités ont mis un point d’honneur à rendre hommage à ces jeunes soldats qui, à l’aube de leur vie d’adulte, ont donné leur vie pour leur pays.

Ainsi, chaque 11 novembre, les élus, les fédérations d’anciens combattants, les associations ont à cœur de commémorer ces événements tragiques dans l’espoir de ne plus revivre ces horreurs.

 

A Bruay, tous se sont rassemblés sur la place de la mairie pour le traditionnel défilé qui a remonté solennellement la rue Jean Jaurès, pompiers en tête, vers le monument aux morts. Là, les attendaient quelques membres de l’association CVO (La Compagnie des Vieux Objets), en tenue d’époque, venu, le temps d’une commémoration, faire revivre ces soldats de « 14 ». Chaque représentant a pu déposer la gerbe du souvenir au pied du monument.

Dans le cadre de cette cérémonie protocolaire, Patrick Decroix, adjoint chargé des cérémonies, accompagné de Sylvia Duhamel, Maire de la ville, des élus, et des anciens combattants, se sont dirigés vers les tombes des 4 soldats canadiens enterrés dans notre cimetière qui, eux aussi, ont donné leur vie pour la paix de notre pays.

 

 

Pour l’occasion, un collectif d’écrivains locaux, avec le soutien de Valenciennes Métropole et le CHARM (Cercle Historique et Archéologique de Rombies-et-Marchipont) a édité un ouvrage de 260 pages avec plus de 200 documents d’époque (cartes postales, lettres de poilus…) : un recueil de vie, de témoignages, issus des 35 communes de la communauté d’agglomération. Ainsi, ce sont une vingtaine d’historiens locaux qui se sont penchés sur l’histoire de nos villes et villages et sur ces anecdotes qui ont ponctués leur vie pendant l’occupation du 24 août 1914 au 17 novembre 1918. Le livre est actuellement en vente à la mairie de Rombies-et-Marchipont au prix de 20 euros.

 

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photos : Guillaume Huart, ville de Bruay sur l'Escaut