une des grandes tragédies du XXème siecle

26 avril 2015

 

La déportation : une des grandes tragédies du XXème siècle…

 

        Chaque année depuis 1954, la France met ses drapeaux en berne, le dernier dimanche d’avril, pour se souvenir des victimes de la déportation au cours de la guerre de 1939-1945, et rendre hommage aux héros qui ont combattu dans l’ombre le système concentrationnaire du IIIème Reich. 2015 revêt un caractère particulier puisque l’on commémore cette année le 70ème anniversaire de l’ouverture des camps de concentration en Europe et la libération de leurs survivants.

 

Un contexte avant-coureur…

 

        En 1933, l’Allemagne possède déjà quelques centres de détention. Ces premiers camps étaient avant tout destinés à éliminer les opposants politiques du régime nazi. Par la suite, d’autres camps sortiront de terre, sur le modèle de celui de Dachau, en Bavière. C’est à partir de là que le terme de déportation se définira. Ce n’est qu’à partir de 1942 qu’on parlera d’internement dans un camp de concentration.

 

Le bilan humain fut très lourd.

 

        On le sait tous, l’enfer concentrationnaire a fait d’innombrables victimes. Les premiers visés, les juifs : 6 millions d’entre eux ont été exterminés dans les camps de la mort, dont 76 000 français entre mars 1942 et août 1944. Par chance, 3 000 d’entre eux ont eu la vie sauve.

        En 1945, on dénombre pas moins de 89 000 déportés français. A peine un peu plus de la moitié ont survécu.

 

Une loi presque naturelle pour ne pas oublier…

 

Dès les années 1950, des associations de déportés ont créées des lieux de mémoire pour entretenir le souvenir de leurs camarades morts en déportation. Elles avaient exprimé le souhait de voir inscrite dans le calendrier une date réservée à cette mémoire des camps. La loi du 14 avril 1954 consacre ainsi le dernier dimanche d’avril comme la journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation.

Le 26 avril dernier, à Bruay, comme ailleurs, devant le monument aux morts, les élus et les associations d’anciens combattants se sont rassemblés pour se recueillir, pour évoquer le souvenir des souffrances et des tortures subies par les déportés dans les camps de concentration et pour rendre hommage au courage et à l’héroïsme de celles et ceux qui en furent les victimes.

Ce fut aussi un hommage intergénérationnel puisque les quelques membres du conseil municipal des jeunes (CMJ) ont honoré leur mémoire et salué leur sacrifice.

        Le discours de l’adjoint Patrick Decroix, le message de la fédération des anciens combattants, lu par le président de la section de Bruay, Gérard Ribeaucoup, et le texte officiel du ministre de la défense lu par deux membres du CMJ ont rappelé à tous ce drame historique majeur, les leçons qui s’en dégagent ; Parce qu’il doit inciter les générations à se poser des questions pour ne plus revivre cet enfer, mais plutôt de développer les valeurs de la république, d’unité, et de tolérance.

 

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photos : service communication/informations - ville de Bruay sur l'Escaut